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La stratégie locale du trait de côte : une prise de conscience collective

Le 16 décembre 2016
Stratégie locale trait de côte Agglo Côte Basque - Adour
©Archives Agglo/JP.Plantey

La stratégie locale du trait de côte a été présentée le 12 décembre dernier à la Cité de l’Océan à Biarritz. Ce programme d’actions de lutte contre l’érosion est décliné jusqu’en 2043. Il est estimé à 85 millions d’euros.

Chaque année, la côte rocheuse recule en moyenne de 0,2 mètre par an, la côte sableuse recule elle en moyenne de 0,5 à 1 mètre par an. Consciente des phénomènes d’érosion sur son littoral, l’Agglomération Côte Basque - Adour a engagé une Stratégie locale de gestion du trait de côte afin de limiter les effets de cette érosion, mais aussi de préserver l'attractivité du territoire et la sécurité des biens et des personnes.

 « Dans le contexte de changement climatique que nous connaissons, il nous appartient de poursuivre nos politiques publiques et d’adapter la gestion du littoral et nos aménagements face aux risques côtiers. C’est d’ailleurs tout l’objet de la Stratégie locale de gestion du trait de côte que porte l’Agglomération », a indiqué Claude Olive, président de l’Agglomération Côte Basque - Adour. Véritable outil d’aide à la décision, cette stratégie permettra collectivement de définir les actions pour les 20 à 40 prochaines années afin de prendre en compte les évolutions de la bande côtière au sein de nos politiques publiques et de gérer les phénomènes d’érosion. . 

Le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) a réalisé la première étape de cette Stratégie locale du trait de côte en évaluant l’aléa « érosion côtière » aux horizons 2023 et 2043.« Cette stratégie a demandé plus de deux ans de travail. Près de 85 millions d’euros seront investis par la collectivité dont 12 millions entre 2017 et 2020 » a précisé Nathalie Mostch, conseillère déléguée à la protection du trait de côte.

Ce programme d’actions qui découle de cette stratégie veillera ainsi à :

-       préserver les secteurs naturels,

-       privilégier les actions douces sur les secteurs semi-naturels,

-       protéger les zones urbaines les plus denses,

-       optimiser la gestion des zones urbaines diffuses,

-       maîtriser l’étalement urbain dans les zones à risque.

Pour en savoir plus, consulter la vidéo en ligne.