Interview de Michel VEUNAC
Comment les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) peuvent-elles contribuer au Développement Durable ? C’était l’objet d’un colloque organisé à la Technopôle Izarbel de Bidart.
Michel Veunac, vice-président de l'Agglomération Côte basque - Adour y est intervenu au nom de ses compétences et missions que sont justement le développement durable et les NTIC.
Que vous inspire cette journée TIC & Développement Durable ?
M.Veunac : Cela m’inspire deux interrogations. Tout d’abord, comment les TIC peuvent-elles devenir des outils destinés à réduire la consommation d’électricité ? Et puis également, quelles étaient nos motivations lors la création de l’ANTIC, structure destinée à développer les TIC ? Finalement, aujourd’hui, ces préoccupations –développement des TIC et Développement durable- sont rassemblées. « Imaginez un avion dont la probabilité d'arriver à destination est de 10 %. Monteriez-vous à bord ? Evidemment non... » a lancé dernièrement Stefan Rahmstorf, un expert du climat. C’est dire l’urgence des décisions à prendre concernant le développement durable.
Justement, quelles actions avez-vous entrepris ?
M.V. : En 1998, nous avons lancé la charte de l’environnement. 175 actions ont été lancées de 2000 à 2005. Les deux tiers ont été engagées. Ensuite, nous avons réalisé le bilan carbone de l'Agglomération. Deux études ont été faites : l’une sur l’activité des trois villes et l’autre sur l’ensemble du territoire. Les résultats sont de 45 000 tonnes et 1 100 000 tonnes d’équivalents Co2. Comme nous nous en doutions, deux postes sont très consommateurs : les déplacements pour 70% et l’habitat pour 15%. Il faut réduire ces chiffres.
Comment allez-vous faire ?
M.V. : Un plan climat territorial est prévu sur deux axes : transport et habitat. Le premier objectif vise, pour 2050, à une réduction de 75% des gaz à effet de serre. C’est l’objectif national. Ensuite, au niveau de l'Agglomération, nous allons lancer 60 opérations dont 25 concernent le transport avec évidement la mise en offre de transports collectifs. Ici, nous utilisons beaucoup trop nos véhicules personnels pour nous déplacer. Nous comptons réduire de 8% les émissions de gaz à effet de serre de nos bâtiments. Ils sont trop énergivores. Un troisième type d’action concernera l’aménagement de l’Agglomération avec, par exemple, la réduction d’énergie utilisée pour l’éclairage public. Et puis, nous allons également consacrer des moyens au développement économique, à la recherche et à la formation.
Comment mobiliser les entreprises ?
M.V. : Il est important que l’action des collectivités soit relayée par les entreprises. De la même façon que les citoyens fassent des efforts individuels. J’ai confié le soin à l’aNTIC d’organiser une réunion à la Technopôle d’Izarbel afin d’expliquer les enjeux du Plan Climat territorial mis en place par l’agglomération et d’identifier avec les entreprises les initiatives et leviers TIC utiles pour relever le défi climatique.






