[Aller au menu]

Les politiques publiques 

La gestion des flux de l'Uhabia

Porte à Clapets de l'Uhabia à Bidart

Le contrat de bassin de l’Uhabia a été signé le 7 juillet dernier par des partenaires institutionnels dont l’Agglomération Côte Basque – Adour.
 
Améliorer la qualité des eaux, préserver les milieux naturels et prévenir le risque d’inondation, telles sont les ambitions de ce contrat de bassin. Elles sont déclinées au travers d’un programme d’actions de près de 23 millions d’euros, dont 15 millions d’euros sont portés par l’Agglomération.
Parmi ces opérations figurent l’ensemble des travaux permettant de gérer le flux de l’Uhabia à Bidart. 
Ces travaux de plus de 12 millions d’euros ont pour objectif de garantir la qualité des eaux de baignade.

L’Uhabia, quèsaco ?


Le bassin versant de l’Uhabia d’une superficie de 61 km²  traverse cinq communes du Pays basque : Bidart, Ahetze, Arbonne, Arcangues et Saint-Pée-sur-Nivelle. Il se jette dans l’Océan atlantique, au droit de la plage dite de l’Uhabia à Bidart. L’Uhabia et ses affluents, l’Alotz et Alhorga, s’étendent sur 80 km et touchent 12 400 habitants, plus du double en pleine période estivale.

En 2012, sur la base du Schéma directeur de gestion des eaux pluviales, un travail collaboratif permettra d’élaborer un programme déclinant cette convention-cadre pour une mise en œuvre sur la période 2013-2015.

Programme d’assainissement sur Bidart : genèse et étapes
  • 1995 : accélération du programme d’assainissement de Bidart (mise aux normes de la station d’épuration en 2000).
  • 2006 : réflexion sur le programme de gestion des flux de l’Uhabia (adoption de la nouvelle directive européenne des eaux de baignade), 
Les nouveaux seuils de conformité étant divisés par 4 : nécessité d’agir rapidement et concrètement pour sauvegarder l’usage de la plage,
  • 2008 : proposition d’un outil technique permettant d’assurer l’usage baignade (porte à clapets).
Dans le même temps, volonté forte des élus de Bidart d’associer cette solution d’urgence à la résolution des problèmes en amont à l’échelle du bassin versant.
De nombreuses réunions dans ce sens ont lieu sous l’égide du Sous-Préfet afin d’aboutir à un engagement ferme de l’ensemble des acteurs du bassin versant et des partenaires institutionnels,
  • Janvier 2011 : intégration de Bidart au sein de l’Agglomération Côte Basque – Adour, laquelle prend en charge le dossier au titre de ses compétences.
  • 7 Juillet 2011 : signature du Contrat de bassin engageant les acteurs du bassin versant et les partenaires institutionnels (11 signataires) à mettre en œuvre les solutions amont et aval.
  • Juillet - Août 2011 : enquête publique sur le projet d’assainissement de la commune de Bidart intégrant la gestion des flux de l’Uhabia.
  • Octobre 2011 : restitution règlementaire de l’enquête publique par le commissaire enquêteur émettant un avis favorable à la réalisation des travaux.
  • Novembre 2011 : vote favorable du Comité Départemental de l’Environnement, des Risques Sanitaires et Technologiques (CODERST) sur le projet d’arrêté préfectoral portant autorisation de mise en place du dispositif.
  • Janvier à juin 2012 : réalisation des travaux.
La gestion du flux de l'Uhabia à Bidart
Comment ça marche ?
  1.  Les eaux traitées de la station d’épuration seront rejetées en mer à environ 500 mètres de la côte via l’émissaire.
  2. L’hiver (mi-septembre / mi-mai) la porte de l’Uhabia reste ouverte et le flux s’écoule normalement permettant une absence totale d’impact du dispositif sur le risque inondation et sur les migrations piscicoles.
  3. L’été, par temps sec, la porte de l’Uhabia reste ouverte. De fait, le flux s’écoule normalement, sans aucun impact sur les migrations piscicoles.
  4. L’été, par temps de pluie d’occurrence inférieur à la pluie mensuelle, la porte se ferme à marée descendante. Le flux de l’Uhabia est alors dirigé vers une station de pompage qui renvoi le flux vers l’émissaire. La station de pompage est alimentée par un ouvrage de prise équipée de grilles empêchant les poissons d’entrer dans le dispositif.
  5. Afin de permettre les migrations, des passes à poissons sont aménagées sur le côté de la porte.
  6. Pour éviter le risque d’inondation lié à la fermeture de la porte, un bassin de 35 000 m3 est positionné en amont et permet de stocker l’excédent d’eau qui ne sera pas repris par les pompes. À marée montante la porte est rouverte dès équilibre des nappes de part et d’autre.
  7. L’été, par temps de pluie d’occurrence supérieure à la pluie mensuelle, la porte est ouverte et la plage est fermée à la baignade de manière préventive.