Akira : savoir-faire et polyvalence
Savoir-faire et polyvalence technologiques, passion des deux roues et connaissance des circuits moto de haut niveau, sont les atouts premiers d’Akira technologies, une société spécialisée dans l’ingénierie et le développement de moteurs pour véhicules deux roues et la réalisation de machines d’essais.
Ces « touche-à-tout » sont implantés dans des locaux de la zone Saint-Frédéric de Bayonne, où ils ont posé leurs outils en 2003. L’aventure a débuté cette année-là autour d’une passion commune de trois copains pour le monde de la moto (1). « L’idée de départ était d’utiliser le savoir-faire acquis dans les moteurs automobiles sur un marché de niche, à savoir le moteur de véhicules à deux roues », explique Sylvain Loumé, le directeur d'Akira technologies. La société propose donc ses services dans l’ingénierie et le développement de moteurs, pour des véhicules de compétition, ou des prototypes avant industrialisation.
Dans ce domaine de la compétition, ses clients sont par exemple des écuries de course dans le championnat semi professionnel espagnol. La société travaille également pour des constructeurs qui lui sous-traitent l’activité moteur : les études, le développement et la réalisation de ces moteurs de course, leur révision, l’assistance sur les circuits, etc.
Dans de cadre, Akira s’illustre depuis des années comme le sous-traitant moteur de Kawasaki pour deux activités dans les championnats du monde super bike et supersport. Peugeot motocycles, autre client fidèle, lui sous-traite études, vérifications sur bancs, etc.
Des machines d’essais spéciaux
L’autre activité majeure d’Akira consiste en la conception et la réalisation de machines d’essais spéciaux (machines de fatigue, tribomètres, banc d’essai moteur).
« Pour notre activité d’ingénierie-moteur, nous avions fabriqué nos propres moyens d’essais », indique le gérant. Avec ce savoir-faire et les performances acquises dans ce domaine, l’équipe a donc décliné cette activité auprès de grands groupes de l’aéronautique (Liebherr aerospace, Turnbomeca par exemple) de l’automobile et de l’industrie en général. « L’éventail est assez large. Du fait des délocalisations, les entreprises ont en effet besoin de prouver au législateur que leur produit est conforme aux normes en vigueur. »
De fait, Akira peut aussi bien travailler à la conception de machine d’essai pour le roulement à bille pour des éoliennes par exemple, ou pour un moulinet de pêche de Décathlon.
En marge de ces activités commerciales, la société a conçu et développé de A à Z depuis trois ans, et sur ses fonds propres, un moteur pour deux roues. La société s’est alliée pour ce faire avec un groupe espagnol pour concevoir le reste de la moto. Le projet, labellisé par Eureka, a permis de déclencher des financements publics. Il est aujourd’hui dans la phase de commercialisation auprès d’écuries du championnat de monde moto GP.
Akira travaille en outre à des projets collaboratifs avec Turbomeca, dans le cadre d’Aerospace Valley. Elle étudie également un projet de moteur pour l'aviation légère. Pour mener à bien l’ensemble de ses projets, la société compte un autre chantier de taille : l’extension de ses locaux de la zone Saint-Frédéric. Pour préparer au mieux l’avenir.
(1) Un trio devenu quatuor en 2010 avec l’arrivée de la société Herrikoa dans le capital.
A lire aussi le dossier sur l'action économique de l'Agglo.
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