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Bernard Crepel : "Pour sensibiliser le grand public"

05.04.11

Bernard Crepel : "Pour sensibiliser le grand public"

L’association du Flocon à la Vague, créée en 2009 à la suite de la première édition de l’événement de l’Odyssée, est constituée d’acteurs du cycle de l’eau, de sportifs, d’associations, d’entreprises et de fédérations sportives. Parrainée par Bixente Lizarazu et Mathieu Crepel, l’association a pour but l’organisation et la gestion d’événementiels au service de la protection de l’eau et plus généralement de la planète. Et plus encore de sensibiliser les jeunes et les acteurs professionnels à la protection de l’eau.

Cette quatrième édition de l'Odyssée, entend porter un message de respect de cette ressource naturelle, dans un esprit ludique. Nommé « événement emblématique » de la stratégie nationale de développement durable dans le sport par le Gouvernement, l'événement organisé du 7 au 9 avril, avec des escales en terre basque les 8 et 9, fera la part belle à l’éducation. Le point avec Bernard Crépel, président de l’association.

L’association se prépare à vivre sa quatrième édition. Quel est le constat sur la situation de l’eau. Quelles évolutions avez-vous observé avec les acteurs concernés ?

Bernard Crepel : Au bout de trois ans, on observe une accélération dans la prise de conscience. Jusque-là, l’eau ne semblait pas être un enjeu vraiment important pour le grand public. Disons que c’était une évidence. L’eau faisait partie de la vie. Avec les films à grand public, mais aussi les opérations associatives comme les nôtres, la population comprend l’enjeu de préserver cette ressource, sachant que l’eau potable sur la planète représente finalement très peu. L’idée du Flocon à la Vague  a toujours été de sensibiliser le grand public à cette réalité par l’intermédiaire de sportifs emblématiques. Simples vulgarisateurs au départ, nous avons compris que pour alerter la population de manière plus efficace encore, il nous fallait aller plus loin. Et créer des outils pour que la sensibilisation dure au-delà des trois jours de la manifestation, qui reste la partie émergée de l’iceberg. De fait, nous avons créé des outils à l’image par exemple d’un jeu de savoirs où les enfants peuvent s’intéresser à la thématique grâce aux réponses fournie par nos partenaires.

L’autre originalité de cette manifestation est également d’être un événement entièrement éco-conçu.

Bernard Crepel : L’événement vise en effet à réduire l’impact de son passage : mobilité douce, réduction à la source des déchets, tri sélectif sur site, alimentation responsable, bilan carbone et compensation.

Dans ce cadre s’inscrit le deuxième outil créé pour le calcul de l’empreinte H2O, un outil de diagnostic précurseur et innovant le « negawater ». Cet outil, créé avec APESA innovation, permet de déterminer la consommation en eau, la manière de l’améliorer et sa restitution. Nous allons au-delà des schémas communs, connus de tous, à savoir combien je consomme en laissant couler l’eau quand je me lave les dents, etc. Là, on analyse jusqu’à la consommation de nos habits, de nos aliments, etc. L’idée est de vulgariser le propos sous la forme de jeux afin de montrer que le textile, les produits de tous les jours, impactent aussi sur notre consommation en eau. Nous expliciterons aussi en quoi la restitution sera importante. Pour faire en sorte que l'eau soit la plus propre possible en étant rendue dans les océans.  Une approche ludique permet d’intéresser les jeunes générations, les entreprises, les associations, les institutionnels. Notre idée est de faire en sorte que cet outil soit approprié par le plus grand nombre.

Pour évoquer le devenir de cette ressource naturelle, deux conférences de grande tenue seront organisées.

La première, organisée à Bagnères-de-Bigorre le 7 avril entre 18h30 et 19h30, porte sur la thématique : « Enjeux liés à la gestion de l’eau dans les années à venir ». Elle sera animée par Martin Malvy, président du Bassin versant, partenaire de la première heure, Marc Abadie, directeur de l’Agence de l’eau Adour - Garonne, Stéphane Laxague pour la Surfrider Fondation, etc. Cette année en effet, grâce aux rencontres permises lors des précédentes éditions, la Surfrider Fondation a signé un partenariat avec l’Agence Adour Garonne. Les intéressés en parleront. La seconde conférence, prévue à Anglet le 8 avril de 18 heures à 19 heures, traitera de « l’eau dans le monde », avec Danielle Mitterrand, au nom des porteurs d’eau et de la Fondation France Libertés. Ce sera un moment fort. Voir cette femme s'investir toujours autant pour la préservation de l’eau avec les enfants est remarquable. C’est un moment phare de notre événement.

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