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Le Programme Local de l’Habitat est lancé

12.07.10

Le Programme Local de l’Habitat est lancé

Le nouveau Programme Local de l’Habitat est « ambitieux, réaliste. Il marque une rupture avec le précédent et entend réorienter la production sur les besoins réels des ménages, avec plus de 65 % des réalisations consacrées au logement aidé et interrmédiaire » a indiqué Christian Millet-Barbé, vice-président en charge de l’habitat, en présentant le document cadre, à l’issue de la CILH, Conférence intercommunale du logement et de l’habitat (1) le 9 juillet 2010.

Lors du précédent PLH, 94 % de la production était assurée par le marché libre. « C’est fini, a martelé l’élu. Les règles du jeu sont claires. Dans le cadre de ce nouveau Programme Local de l'Habitat 2010-2015, le marché libre ne représentera plus que 34 %, la part belle sera donnée aux logements aidés (du logement très social au PLS) et intermédiaires ».

L’objectif du PLH est clair : sur les 1 000 logements fixés chaque année, 65 % seront réalisés pour répondre aux besoins des personnes qui ne pouvaient jusque-là se loger dans l’agglomération, faute d’une inadéquation entre les prix proposés par le marché et les revenus d’une grande partie de la population.

Le diagnostic du PLH a en effet mis en exergue que 80 % de la production passée ne s’adressait en fait qu’à 20 % de la population. « Nous voulons infléchir complètement le dispositif. Notre objectif est double : donner la chance aux plus démunis d’accéder à un logement. Car il faut être clair, aujourd’hui, un jeune qui gagne 800 euros ne peut se loger dans l’agglomération s’il ne bénéficie pas de la solidarité familiale…  L’autre enjeu est de privilégier la mixité sociale ».  

Pour y parvenir, la Communauté d’Agglomération a fixé des règles strictes à l’attention de l’ensemble des promoteurs. Ainsi, pour toute opération de plus de 20 logements une moyenne de 30 % de logements aidés sera imposée aux promoteurs. Ce pourcentage variera en fonction des villes.

A Bayonne, rive droite, où le nombre de logements sociaux est important, ce chiffre ne sera pas appliqué. En revanche, il le sera dans des quartiers comme Marracq, les Arènes. Anglet et Biarritz l’imposeront de manière uniforme sur l’ensemble de leur territoire. 55 % de la production sera réalisée sur le territoire de Bayonne, 35 % à Anglet et 10 % à Biarritz.

Ces chiffres s’expliquent par les caractéristiques de chacune des communes, un habitat diffus à densifier à Anglet, un manque de foncier à Biarritz, qui privilégiera de fait le renouvellement urbain. Au terme de ce PLH, après 2015, Bayonne devrait avoir maintenu le nombre de ces logements sociaux (aux alentours de 26 %), Anglet devrait passer de 9,3 à 12,7 %, et Biarritz de 7,4 à 8,9 %.

De fait, le taux sur le territoire de la communauté devrait avoisiner les 17,8 %. S’il reste en deçà des 20 % de logements sociaux imposé par la loi SRU, la dynamique est enclenchée, ont assuré Christian Millet-Barbé et Florence Vengut, responsable du service habitat. Un autre PLH devrait en effet permettre de poursuivre cette dynamique après 2015.  

(1) Près de 70 acteurs du logement étaient ainsi présents.

(2) Avec l’intégration annoncée de Boucau et de Bidart, la Communauté devra procéder à une modification du PLH pour prendre en compte les productions envisagées par ces deux communes…

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