Nicolas Pinot : « concourir pour une belle cause »
« J’aime l’idée de concourir pour cette belle cause qu'est l'Odyssée du Flocon à la Vague, qui plus est avec des sportifs de ma génération. » À 37 ans, Nicolas Pinot a laissé sa carrière de surfeur semi-professionnel derrière lui, mais conjugue toujours sa vie à sa passion du surf.
« Peut-être plus que jamais », sourit-il, installé au premier étale de l’entreprise du shaper angloy Jean-Pierre Starck, son associé. Pour sa première participation à l’Odyssée, Nicolas Pinot retrouvera quatre autres sportifs : Xabi Lafitte, Stéphane Iralour, Antoine Delpero et François Gouffrant. Ils composent l’équipe venue concourir sous les couleurs de l’Agglomération Côte Basque - Adour. Lui représentera symboliquement la ville de Boucau où il est né. S’il est aujourd’hui domicile à Biarritz, il reste fidèle au club SICSBT surf qui l’a vu faire ses premières armes en surf à l’âge de 9 ans. C’est là que la passion glisse s’est réveillée. « À 14 ans, j’ai donc commencé mes premières compétitions de surf. En 1988, j’ai intégré l’équipe de France de surf pour la quitter dix ans plus tard. » Les compétitions internationales se sont enchaîné comme les voyages autour du monde du reste. Ses meilleurs résultats le sacrent à la troisième place du championnat d’Europe à Lacanau en 1993.
De cette vie de semi-professionnel, Nicolas conserve l’amour du surf, l’attrait de l’ailleurs et un certain sens du business. Il est aujourd’hui consultant marketing et commercial « action sport » dans le surf, le skate et le snow. Il aide des entreprises de glisse étrangères à s’implanter en France et en Europe. Il est aujourd’hui sous contrat avec Lightning bolt (Hawai) et Arbor (USA), et travaille avec Jean-Pierre Starck au développement de Pheno (France).
Installé à quelques encablures de l’océan, il se rend à l’eau dès que possible. Et prend un plaisir non dissimulé à transmettre sa passion à ses deux enfants. « C’est d’ailleurs pour eux aussi que j’aime à participer de ce type de manifestations. Faire du bruit autour d’événements qui donnent à protéger notre environnement, à prendre conscience de l’état de l’océan, des gestes qu’il convient de faire pour le protéger. »
À ses enfants, il inculque le respect de ce lieu magique, le plaisir de vivre des passions liés à cet univers pourtant fragile. « Je crois beaucoup dans la transmission aux enfants de valeurs qui manquent peut-être à des générations plus âgées. Si eux comprennent les gestes d’entrée, ils les reproduiront plus tard naturellement. C’est à ça qu’il faut œuvrer. »
Sur l’Odyssée, il pourra transmettre la bonne parole. Plus de 1 500 scolaires sont attendus sur le village initiative durant les trois jours, dont 800 à Anglet. Sans compter ceux qui viendront spontanément avec leur famille. De quoi ravir le compétiteur boucalais…
Crédit photo : Chubby
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