samedi 26 mai 2012
  • Accueil
  •  > Un débat citoyen pour débattre du dérèglement climatique
  • Exporter cert article au format PDF
  • Imprimer la page
  • Augmenter la taille du texte
  • Diminiuer la taille du texte

Un débat citoyen pour débattre du dérèglement climatique

15.11.11

Un débat citoyen pour débattre du dérèglement climatique

Débattre du dérèglement climatique. Tel était l’objet du débat citoyen organisé par le Conseil régional d’Aquitaine et l’État, en partenariat avec l’Agglomération Côte Basque - Adour, à l’espace Océan d’Anglet le 9 novembre dernier.

Précédé de deux tables rondes institutionnelles (1), ce débat citoyen a permis à Isabelle Delannoy, ingénieur agronome de formation notamment co-auteur du film « Home » réalisé par Yann Arthus-Bertrand, et Philippe Barre, directeur du groupe Evolution à l'initiative du projet d’écoquartier Darwin à Bordeaux, de s’exprimer sur le devenir de la planète, l’enjeu d’actions fortes en faveur du développement durable et la prise de conscience citoyenne.

« On sent une lame de fond arriver, au point que les Français sont aujourd’hui les plus sensibilisés d’Europe en termes de développement durable, selon une étude du Credoc », a d’ailleurs indiqué Isabelle Delannoy.

De son côté, Philippe Barre a insisté sur l’émergence d’associations et de sociétés créatives oeuvrant en faveur du développement durable  « avec plaisir. » C’est en tout cas le maître mot de sa société, laquelle s’est engagée dans la rénovation d’un quartier ancien de Bordeaux pour y réaliser un écoquartier durable d’un genre nouveau. « La rénovation de l’ancien est l’avenir pour rentrer dans une économie de transition et faire de la décroissance collective » estime cet entrepreneur.

Ces deux témoins partagent également le sentiment que l’avenir du développement durable passera par des actions locales. Le Plan climat territorial mené par l’Agglomération Côte Basque – Adour fait partie de ces initiatives à l’échelle locale. Michel Veunac, vice-président communautaire en charge de ce dossier, a rappelé la mise en place de ce Plan Climat Territorial 1e génération en 2009, à la suite du bilan carbone réalisé sur le territoire de l’agglomération, avec le concours de Jean Marc Jancovici, spécialiste de la question énergétique. « Nous avons découvert que sur les 1,1 million de tonnes équivalent CO² rejetées, les secteurs d’activité du transport et de l’habitat représentaient à eux seuls près de 80 % ». D’où l’effort concentré sur ces deux secteurs d’activité dans le cadre du plan climat territorial avec l'objectif de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 et de 75 % à l’horizon 2050. Outre les actions sur son patrimoine et ses services, l’Agglomération  a engagé plusieurs chantiers : une refonte du réseau des transports en commun, augurant de futures lignes à haut niveau de service afin de passer de 6 à 10 millions d’usagers en 2016, et un travail de fond sur l’habitat.

Un plan climat territorial deuxième génération est aujourd’hui enclenché. À cette occasion, les données sur le territoire élargi (du fait de l’entrée de Bidart et de Boucau) seront réactualisées.

De la même manière, de nouveaux contributeurs seront contactés afin d’améliorer la performance énergétique de notre territoire. Là encore, les initiatives locales venues participer de la réduction de l’empreinte énergétique sont louées, à l’image des trois actions citoyennes présentées lors du débat. 

 

  •         Ecolorama est un site participatif créé en 2009 par quatre citoyens bénévoles, engagés au service de l’environnement et de la qualité de vie. « L’idée est que chaque citoyen, collectivité, entreprise, dépose son initiative écologique afin de les mutualiser et de les partager », a indiqué Jérôme Venturi, son fondateur. Le succès est au rendez-vous. À ce jour, depuis sa création, 2 081 initiatives ont été postées sur le site. Lequel a gagné une marraine de choix en la personne de Maud Fontenoy. À noter qu’Ecolorama a été plusieurs fois partenaire de l’Agglo sur des actions en faveur du développement durable.
  •        La « maison passive » présentée par Marion Thénet a de quoi séduire. Cette maison, auto-construite en grande partie par un couple d’Angloys compte une charpente à ossature en bois, une isolation en bois, un revêtement en liège au sol, un chauffe-eau solaire, etc. Résultat : sa consommation énergétique est très faible, ses factures également, pour un espace à vivre «  chaleureux et plaisant de 130m² ». Au final, le coût de construction de la maison (hors le terrain) avoisine les 150 000 euros. « À ceux qui craignaient une invasion de petites bêtes sur une maison en bois non traitée, qu’ils se rassurent, trois ans après notre installation, nous n’en avons pas. »
  •       Les AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) ont le vent en poupe. Plus de 1 000 foyers y recourent en Pays basque. « Ces familles ont décidé de s’interroger sur leur alimentation et leur approvisionnement, sur la manière également dont fonctionne l’agriculture sur leur territoire, a précisé ce soir-là Isabel  Capdeville, membre d’une AMAP de Bayonne. Elles militent ainsi pour le respect et le maintien d’une agriculture paysanne ». 

(1) Les tables rondes ont traité des thèmes suivants : pêche et littoral,  biodiversité et eau.

Partager cet article

Envoyer à un amiEnvoyer à un ami

 

 

< toutes les actus

Haut de page