Première étape d’un Plan Climat Territorial : le bilan carbone. C’est la comptabilisation des émissions de gaz à effets de serre d’un territoire.
Parmi ces gaz, le dioxyde de carbone (CO2) appelé communément gaz carbonique, a donné son nom à cette comptabilisation qui s’exprime en kilos ou tonnes de carbone. L'équivalent carbone est aujourd’hui la mesure « officielle » des émissions de gaz à effet de serre.
Trois cabinets de consultants - Cabinet Bernard, AlternConsult, Manicore- sont intervenus pour réaliser ce bilan. L’initiative a été financée à 70% dans le cadre du programme aquitain pour l’environnement par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et la Région Aquitaine. Au final l’opération a coûté 45 000 € HT.
Trois domaines d’études ont été mis en place : territoire, patrimoine, service. On calcule tout : la consommation en chauffage des 67 bâtiments de l'Agglomération et des 627 bâtiments des cinq villes (établissements scolaires, locaux techniques, bureaux, entrepôts, etc.), le mode de déplacement des 2234 agents employés dans les quatre entités, le nombre d’avions utilisant l’aéroport, la nature des matériaux utilisés pour la constructions des bâtiments, la façon dont sont traités les déchets et même le coût en carbone des repas servis dans les collectivités locales !
Tous ces chiffres ont été fournis par le personnel de l'Agglomération et des cinq villes puis complétés par des bases de données statistiques. François Kornmann de la société AlternConsult témoigne que « la collaboration avec les personnes responsables de l'Agglomération Côte basque - Adour est indispensable pour recueillir les données ».
Ensuite, les consultants ont complété ces informations grâce à des méthodes pertinentes comme l’illustre Olivier Carles, ingénieur d’études du Cabinet Bernard, qui est intervenu sur la partie territoire : « pour les bâtiments résidentiels et les bâtiments tertiaires qui abritent des sociétés, nous estimons la consommation de gaz, électricité ou fuel. A partir du recensement de 1999, j’ai une approche par ratio que je complète par des informations sur les permis de construire récents.
Ensuite, avec les moyennes de consommation, nous sortons des informations. Nous avons également les chiffres de distribution de gaz et d’électricité communiqués par les fournisseurs. Nous utilisons également les données INSEE, les chiffres de la Préfecture mais aussi ceux d’études de marché de sociétés privées. »
Au final, ces spécialistes quantifient et classifient toutes ces informations. La production de gaz à effet de serre y est détaillée par poste : transport, bâtiments, services, activités, etc.
Ensuite, il s’agit d’établir un plan d’action pour réduire ces émissions de gaz. Si certains postes comme la consommation en électricité des bâtiments peut être réduite assez rapidement, d’autres postes comme le transport ne pourront se gérer que par des plans à long terme et des décisions politiques d’envergure.





