Une fois le bilan carbone établi, reste à décider d’actions visant à maîtriser, limiter ou réduire les émissions de gaz à effets de serre. Le chantier est immense. Des mesures apparaissent déjà comme envisageables.
« Comment mettre en oeuvre les normes HQE (Haute Qualité Environnementale) dans les bâtiments de la collectivité ? Prendra-t-on davantage de voitures électriques, de carburants moins consommateurs d'énergie fossile? » déclarait Michel Veunac au journal Sud Ouest.
L'Agglomération Côte basque - Adour et les cinq villes sont déjà dans une logique de développement durable tout simplement parfois pour des raisons budgétaires. « Cela fait plus de quinze ans que nous agissons sur les consommations d’énergies comme la gestion du chauffage des bâtiments de la ville » témoigne M. Consejo, directeur des services techniques de la ville d’Anglet.
Concrètement, l'Agglomération sera confrontée à des problèmes d’échelles différentes. Mieux gérer sa consommation de chauffage ou de papier, planifier intelligemment les déplacements des personnels, éduquer les uns et les autres sont des exemples de mesures dans laquelle l'Agglomération est engagée et dans laquelle elle va poursuivre ses efforts. Construire des bâtiments écologiquement propres ou changer le parc auto par des véhicules moins polluants sont des décisions structurelles parfois déjà programmées.
Evolution, révolution
Mais le gros dossier sera celui des transports. Notre région est l’une de France où l’on utilise le plus sa voiture. Le poste « déplacement » sera certainement l’un des plus lourds du bilan carbone de l'Agglomération Côte basque - Adour.
Se posera alors le problème d’infrastructures lourdes. Pas évident de prévoir quinze ans à l’avance l’évolution des besoins en structure routière d’une région. Ainsi la ville de Paris, vient de rattacher son plan climat -consécutif à son bilan carbone- à son plan local d’urbanisme et à celui du déplacement urbain.
Tous les citoyens seront certainement d’accord pour que l’on jugule le trafic routier mais chaque citoyen automobiliste acceptera-t-il de changer ses habitudes ? « Il faut changer notre mode de pensée car techniquement on a les réponses » conclue M.Consejo, bien conscient que certaines mesures à prendre ne seront pas forcément populaires. « On va voir, par exemple, que le positionnement d’un équipement sportif entraîne des déplacements et pénalise le bilan carbone » ajoute Mme Courrèges.
Quoi qu’il en soit, le bilan carbone de l'Agglomération donnera des éléments de réponses pertinents mais proposera également des actions concrètes. L'Agglomération disposera d’une cartographie très précise et pourra alors choisir le meilleur cap. Rendez-vous en 2012 pour un premier bilan de ce plan climat territorial engagé, en principe, cette année.





