Réduire la production de déchets via des actions de prévention, trier plus et mieux afin d’augmenter le taux de recyclage, maîtriser les coûts d’élimination, sont autant de priorités pour l’Agglomération Côte Basque - Adour, en charge de la collecte des déchets. La collectivité poursuit ses efforts pour tendre à une gestion durable des déchets et valoriser un cadre de vie privilégié, comme l’explique Guy Mondorge, vice-président en charge de l’assainissement et des déchets.
La collecte des déchets est une compétence historique de l’Agglo. Ce service rendu aux citoyens ne cesse d’évoluer.
Quelques chiffres d’abord : 37 675 tonnes d’ordures ménagères ont été collectées en 2010. 19 154 tonnes de déchets ont été réceptionnées en déchetterie et plus de 7 700 tonnes d’emballages ont été valorisées. 128 agents travaillent au sein de la direction de la collecte et de la valorisation des déchets de l’Agglomération.
Ces dernières années, l’Agglo n’a eu de cesse d’élargir les collectes sélectives, de doter le territoire d’équipements efficaces, de sensibiliser la population. Aujourd’hui, le budget global de l’Agglo pour la collecte et le traitement des déchets avoisine 18,5 millions d’euros par an. Il est financé par la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) et la redevance spéciale. D’où l’enjeu pour tous de participer aux actions favorisant une gestion durable des déchets.
Pour y parvenir, l’un des enjeux est de réduire la production par des actions de prévention.
Le leitmotiv est le suivant : « Le déchet le plus facile et le moins coûteux à gérer est celui que l’on ne produit pas. » La prévention pour une réduction à la source des déchets porte sur les actions prises en amont – au niveau de la conception d’un produit, de sa distribution, de sa consommation –, visant à réduire les impacts sur l’environnement.
Chacun peut agir : les industriels dans le cadre de démarches d’éco-conception des produits ; les collectivités et syndicats comme l’Agglo et Bil Ta Garbi, lesquels valorisent des actions et outils de prévention – à l’image du compostage, du Stop Pub, des dons d’objets récupérables – et incitent la démarche citoyenne par une communication appropriée. Et enfin, le consommateur, avec ses choix de privilégier tel ou tel produit, de recourir à des procédés écologiques comme le compostage, etc.
Le compostage est l’exemple même de l’outil de prévention efficace, idéal pour alléger sa poubelle et produire son terreau naturel. À ce jour, grâce notamment aux réunions publiques organisées par l’Agglo, 4 600 composteurs ont été vendus portant à 26 % le nombre de foyers concernés équipés. Des opérations pilotes de compostage collectif sont par ailleurs engagées.
Les villes valorisent également le procédé. À Anglet par exemple, les 15 jardins familiaux de Girouette ont été équipés d’éco-composteurs en bois conçus par Atherbea. On est ainsi dans une chaîne sociale et sociétale.
Tout ce qui concourt à faire baisser les tonnages de déchets est à défendre. Car il s’agit d’un enjeu en termes d’environnement, de santé et d’économie.
L’autre enjeu est de trier plus et mieux.
En 2010, les collectes sélectives d’emballages et de journaux ont permis de détourner 71 kilos par habitant, soit 17 % de tonnages de la collecte des ordures ménagères et résiduelles. Ces résultats encourageants doivent être poursuivis pour atteindre l’objectif de 25 % à l’horizon 2015. Pour ce faire, l’action citoyenne est là encore essentielle. D’où l’intérêt de la stimuler en l’incitant à adopter ce réflexe du tri, à en pratiquer les bons gestes afin de limiter les erreurs et refus de tri. Dans ce cadre, les ambassadeurs du tri sont des relais essentiels.
En étant solidaires, les citoyens travaillent également à la préservation de leur environnement.
Les collectivités ont leur rôle à jouer en dotant le territoire d’équipements adaptés. De leur côté, les industriels en charge du recyclage sont nos alliés au quotidien pour valoriser nos déchets. Comme le sont Emmaüs et Relais 64 qui redonnent une seconde vie aux objets.
Les citoyens sont attachés à la qualité de leur cadre de vie. La lutte contre les dépôts sauvages s’inscrit dans ce souci de préservation.
L’Agglomération a décidé de mettre fin à ce fléau. Au terme d’une réflexion menée avec les villes d’Anglet, Bayonne, Biarritz et Boucau, notre collectivité a décidé de lutter contre les dépôts sauvages et de sanctionner les contrevenants. Une délibération commune a été adoptée sur les dispositifs de sensibilisation, et de répression.
À ce jour, près de 350 courriers d’avertissement ont été envoyés aux récalcitrants et une quarantaine de récidivistes ont reçu une facture correspondant à l’enlèvement de ces déchets.
Du fait de son entrée dans l’Agglomération, la ville de Boucau (2) bénéficie des services de collecte.
En intégrant l’Agglomération, la commune de Boucau s’est retiré du Sitcom Côte Sud des Landes pour la compétence collecte et traitement des déchets. Elle bénéficie des services et équipements mis en place par l’agglo, dont ses trois déchetteries. Les Boucalais peuvent cependant continuer à déposer leurs déchets à la déchetterie de Tarnos, dans le cadre d’une convention passée entre l’Agglo et le Sitcom. Cette utilisation coûte 139 000 euros par an à l’Agglomération. Pour trouver une solution plus adaptée, notre collectivité étudie un projet de quatrième déchetterie sur son territoire. Une manière de satisfaire aux besoins des Boucalais.






