Le Centre de formation des apprentis de Bayonne Anglet Biarritz, géré par la Communauté et soutenu par la Région, est un outil essentiel de l’économie locale, en prise directe avec le tourisme. Il est un tremplin pour l’emploi. Entretien avec sa directrice, Josette Latournerie.
Le CFA prépare aux métiers de l’hôtellerie, de la restauration et du commerce.
Le CFA, installé sur le site Paul-Bert à Bayonne, compte 270 nouveaux apprentis cette année. En 30 ans, plus de 4 500 ont ainsi été formés. 32 personnes prodiguent une offre de formation par l’apprentissage adaptée aux besoins des entreprises locales dans les métiers de la vente, du commerce et de l’hôtellerie-restauration. Soit une dizaine de diplômes allant du CAP au bac professionnel. Pour ce faire, nous disposons d’un réseau de 400 entreprises formatrices.
En quoi l’apprentissage est-il important pour le territoire ?
L’apprentissage est à la croisée des chemins de l’économie, du social et du culturel. Il contribue à l’économie locale en formant des personnes qui s’inséreront dans les entreprises locales. Il répond à une dimension sociale forte en s’adressant aux apprentis, mais aussi aux demandeurs d’emploi (1). Il contribue à la dimension culturelle du territoire en œuvrant pour la gastronomie. La cohérence des filières permet au jeune de poursuivre s’il le souhaite l’apprentissage après le CFA par un BTS au lycée hôtelier par exemple…
Quelle est sa force première ?
Il permet au jeune d’avoir un pied dans l’entreprise et un autre dans le centre de formation, via le contrat en alternance. Il s’agit de donner du sens à ce que l’on apprend en se confrontant à la réalité économique de l’entreprise. Pendant longtemps, les jeunes faisaient le choix de l’apprentissage par défaut. Aujourd’hui, le CFA accueille davantage de jeunes détenteurs de diplômes, type bac pro, BTS, licence, qui se tournent vers ces métiers par envie. La peur du chômage les a aussi guidés vers cette valeur refuge qu’est l’apprentissage. Le fait d’avoir déjà un pied dans les entreprises les rassure, et avec eux, leurs parents. D’autant que le taux de réussite aux concours est de 82 %.Ils savent qu’ils auront un savoir-faire entre les mains, une rémunération adaptée, la possibilité d’être salariés ou à leur compte.
Certaines filières sont à l’étude.
Nous pensons aux services à la personne, au nettoyage industriel. Il nous faudra également diversifier nos activités sur d’autres secteurs, mais aussi des publics différents d’apprenants comme les salariés, les demandeurs d’emplois. Enfin, dans le cadre des projets du Conseil régional, il est question de réorganiser la pédagogie selon des compétences professionnelles. À partir de septembre 2011, les jeunes pourront prétendre à une double certification : le diplôme classique et un titre du ministère de l’Emploi. Et sortir du circuit avec au moins l’une des deux reconnaissances en poche…
(1) Un programme de professionnalisation a été mené en direction d’une vingtaine de demandeurs d’emploi de longue durée en 2009.






