La Communauté d’Agglomération a eu à cœur de favoriser la mise en place d’un enseignement universitaire de qualité sur son territoire. Cette priorité, affirmée dès sa création en 1972, a guidé l’action de la Communauté pour réussir le pari de la formation et de la recherche. Avec ses partenaires, telle l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, elle a offert des conditions d’études rêvées aux étudiants. L’Université de l’UPPA sur la côte basque est aujourd’hui reconnue pour la qualité de ses enseignements, de son encadrement et de ses pôles de recherche. La Communauté poursuit ses efforts pour conforter l’excellence de ces formations universitaires, comme en témoigne Henri Labayle, vice-président de la Communauté en charge de l’enseignement supérieur.
Quel a été le rôle de la Communauté dans la mise en place d’un dispositif universitaire cohérent ?
Le développement de l’enseignement supérieur sur la côte basque a été une priorité politique constante, voulue et assumée par la Communauté d’agglomération depuis les premiers jours.
Elle s’imposait naturellement car le pari de la formation et de la recherche est l’une des conditions essentielles du développement économique et de l’emploi, tout le monde en convient. Nous étions déjà persuadés que le Pays basque et ses habitants devaient pouvoir accéder à un service public d’enseignement supérieur de qualité et de proximité, permettant à nos enfants d’effectuer leurs études supérieures dans les meilleures conditions possibles, ici. Ce choix du développement de l’enseignement supérieur n’a donc jamais fait l’objet de discussion, il caractérise même notre bilan.
Cette priorité a été fortement voulue parce que nous estimions qu’il était vain d’attendre toujours des autres et notamment de l’État les efforts indispensables. Lorsque ce dernier traînait les pieds, nous avancions quand même. En 1975, Henri Grenet a ainsi permis l‘ouverture du premier département d’IUT. Lorsque l’État accompagnait nos demandes, nous en étions satisfaits, comme à propos du campus scientifique et technologique de Montaury. Et quand les choses étaient compliquées, nous nous mettions autour de la table pour associer nos partenaires de la Région et du Département à l’effort de la Communauté, Alain Lamasoure, Didier Borotra et Jean Grenet peuvent en témoigner. Qui s’en plaindrait aujourd’hui lorsque, depuis le mail Chaho Pelletier, on contemple le campus magnifique de la Nive ? Si cette volonté forte de la Communauté n’avait pas été permanente, rien de tout ceci n’existerait, il faut en avoir conscience.
C’est peu dire que cette priorité a été assumée, enfin, par l’ensemble des élus communautaires. Ils peuvent avec satisfaction constater qu’aujourd’hui la côte basque, dépourvue auparavant de tradition universitaire, offre des formations de licence dans la plupart des grands secteurs disciplinaires et des cursus allant jusqu’au doctorat, le tout regroupé dans deux facultés et un IUT, qu’elle compte plus de 3 000 étudiants et plus d’une centaine d’enseignants chercheurs, qu’elle est le siège de laboratoires de recherche reconnus au plan national et international, de bibliothèques, restaurants et cités universitaires… Notre agglomération a tout lieu d’être fière de ce bilan.
Rien n’a été simple, ni sur le plan politique où chaque diplôme, chaque poste et chaque mètre carré a été disputé, ni sur le plan financier où la Communauté a lourdement investi des dizaines de millions d’euros.
Cette compétence s’est opérée en partenariat avec l’Université de Pau et des Pays de l‘Adour pour faire le pari de l’excellence.
Sans ce partenariat, rien n’aurait été possible et l’UPPA en mesure d’ailleurs le retour en tirant aujourd’hui l’essentiel de son dynamisme de la côte basque. La Communauté a toujours voulu que la qualité soit au rendez-vous de la proximité et non pas que l’on développe tout et son contraire comme d’autres ont pu s’en contenter. Nous avons donc été vigilants et exigeants. Et sommes de fait satisfaits que les formations dispensées sur nos campus soient désormais repérées pour leur qualité, que les diplômes délivrés ici aient une réelle valeur.
Le constat est clair : les étudiants qui s’engagent dans des études supérieures sur le BAB soutiennent très largement la comparaison avec ceux qui s’expatrient dans des grandes villes en croyant y trouver mieux. Leur niveau est excellent. La raison ? Des effectifs réduits, une proximité avec des enseignants impliqués, des moyens et un cadre de travail remarquables. Tout est réuni à Montaury ou à La Nive pour négocier avec succès le passage du lycée à l’université et apprendre à voler de ses propres ailes. Les étudiants du campus de la côte basque sont d’ailleurs les meilleurs agents de communication de leurs formations !!!
Le partenariat avec l’université devait être complet pour construire un campus de plein exercice et non pas un campus de seconde zone d’où la recherche aurait été absente. L’UPPA l’a été en droit, économie, gestion et lettres puis en sciences et technologies. L’université de Bordeaux a complété ce dispositif, en coopération par exemple pour les Études basques, ou à propos des sports de glisse.
De la langue basque aux milieux aquatiques en passant par les questions transfrontalières ou européennes, l’image scientifique de notre campus est d’excellente qualité. Les chercheurs s’y déploient et les collaborations avec les grands organismes (CNRS, INRA, Ifremer, institutions européennes) ou les universités étrangères sont une réalité tangible.
Cela est très important quand on raisonne en termes d’attractivité d’un territoire ou de développement économique, sans parler des futurs transferts de technologie sur lesquels nous fondons beaucoup d’espoirs. Nous sommes donc très heureux d’y avoir contribué en aidant ces laboratoires de recherche à s’installer et à fonctionner (IKER, le CDRE) surtout lorsque ces derniers obtiennent une reconnaissance scientifique extérieure dont des évaluations nationales récentes témoignent officiellement.
L’appareil de formation local répond aux besoins de ses habitants comme de son tissu économique.
Si l’enseignement supérieur est largement structuré autour de l’université, il n’en constitue qu’une partie, sans parler des BTS du secteur privé ou de l’école d’infirmière (que nous logeons). D’abord parce que nous cultivons de longue date un enseignement artistique de qualité – la forte impulsion donnée se concrétisera avec notre projet de Cité des arts à Saint-Crouts. Qu’il s’agisse de l’actuelle école d’art ou de l’école de musique, qu’il s’agisse du BTS audiovisuel et de l’ESA des Rocailles à Biarritz, notre ambition est grande.
Ensuite, parce que la Communauté porte de longue date les efforts du Centre de formation des apprentis dont le dynamisme est reconnu. Enfin parce que le futur Pôle territorial de formation est un magnifique projet que la chambre des métiers et la Communauté ont su mener à bon port.
En bref, de l’apprenti à l’élève ingénieur, du musicien au doctorant, de la recherche fondamentale à la recherche appliquée, une gamme très vaste de formations accueille désormais plusieurs milliers d’étudiants qui contribuent à faire vivre et animer notre agglomération.
Comment l’agglo projette-t-elle de construire la « ville universitaire de demain » ?
En fait, c’est là le côté méconnu de notre travail. À chaque étape de notre développement se posent des questions d’accueil, de logement, de déplacement, de vie quotidienne des étudiants. De par cette vision d’ensemble, la Communauté a entrepris, autour de deux sites majeurs à La Nive et à Montaury, d’organiser l’espace et d’anticiper les difficultés. C’est une satisfaction, tous les matins, de voir la Navette se vider de ses occupants qui partent en cours. C’est l’un des axes majeurs du projet des Landes de Juzan de se préoccuper des circulations douces. Voilà en quoi ce dossier « enseignement supérieur » est aussi une occasion d’organiser l’avenir.






