samedi 26 mai 2012
  • Exporter cert article au format PDF
  • Imprimer la page
  • Augmenter la taille du texte
  • Diminiuer la taille du texte

Préserver le cadre de vie Pour préserver le cadre de vie

Interview de Guy Mondorge

Le territoire du BAB jouit d’un cadre de vie d’exception. La Communauté, en charge de la défense de l’environnement, la collecte des déchets, la collecte et le traitement des eaux usées et pluviales, veille, aux côtés des trois villes, à garantir l’équilibre écologique de ce territoire. Elle répond aussi à de nouveaux besoins générés par la hausse démographique, à des normes environnementales plus strictes et veille à maintenir l’attractivité économique, liée notamment au dynamisme touristique. « L’une de nos missions est d’ailleurs de répondre à l’afflux estival qui mobilise toujours plus nos services », indique Guy Mondorge, vice-président en charge du cadre de vie. Le point sur les actions engagées pour satisfaire à ces divers enjeux.

La Communauté a fait du développement durable une priorité.

L’exigence d’excellence environnementale est actée au travers du Plan climat territorial et du Contrat d’Agglomération. Des actions ont déjà été lancées dans le domaine des transports… En ce qui concerne le cadre de vie, j’évoquerai les enjeux liés à la pluviométrie, la lutte contre les inondations et les pollutions. Ou encore le challenge à réaliser en termes de bilan carbone, en mettant fin au transfert par camion de nos déchets en Gironde (lire p. 19).

Préserver le cadre de vie englobe plusieurs notions.

Cette préservation suppose la valorisation de l’environnement, du patrimoine bâti et architectural de villes à forte identité, la sauvegarde des paysages, la gestion des espaces naturels mais aussi des déchets, la protection du littoral, avec l’amélioration de la qualité des eaux.

Dans ce cadre, la Communauté poursuit ses actions aux côtés des villes.

Objectif bleu, le programme d’assainissement de 138 millions d’euros engagé sur 10 ans, a permis de raccorder 97 % des foyers du BAB aux réseaux (1). Pour les 10 ans à venir, la Communauté se concentrera sur le traitement des surcharges pluviales, afin de lutter contre les risques de pollution et d’inondation plus fréquents du fait du changement climatique. Des bassins tampons et de rétention seront créés. De fait, les emplacements réservés, déterminés en fonction des besoins hydrauliques, devront être classés en zone non constructible dans les Plan locaux d’urbanisme des villes. C’est l’un des enjeux de la mise à plat du Schéma hydraulique pluvial.

Reste aussi à régler le problème de mauvais raccordements aux réseaux.

De mauvais branchements individuels viennent par exemple souiller le ruisseau du Moulin-Barbot à Anglet. Avec les violents orages à répétition, le bassin de stockage et d’infiltration des eaux ne peut jouer son rôle et la plage des Sables d’or est alors polluée. La Communauté a renforcé les contrôles et incité 200 foyers à se mettre en conformité. Un an après, 70 l’ont fait… Dans ce type de dossier, se pose la question du mode d’intervention de la collectivité. Doit-elle passer par la contrainte, assumer ce que des personnes ne peuvent faire seules… La collectivité va souvent au-delà de ses compétences quand l’intérêt public est vérifié. Pour autant, la coresponsabilité est essentielle. D’où la difficulté.

Les mauvais branchements ne sont pas seuls responsables de pollution accidentelle.

La qualité des eaux de baignade>repose sur notre capacité à traiter nos propres rejets anormaux. D’où l’intérêt de la mise en conformité des raccordements, de nos actions en termes de lutte contre les pollutions et les inondations. Pour autant, nos plages sont sous le panache de l’Adour. Les agglomérations du bassin versant génèrent leur propre pollution qui se retrouve dans la mer. Le combat est donc à mener également en amont aux côtés de partenaires.

Tendre à une gestion durable des déchets est une autre priorité.

Les enjeux sont clairs : produire moins, trier plus et mieux. Une réforme a été engagée en ce sens. Elle a permis d’élargir la collecte sélective, de doter le territoire d’équipements – les conteneurs enterrés dont je loue l’intégration paysagère –, de décupler les services dans les déchetteries… Nous étudions l’utilité d’une quatrième déchetterie (au sud est de notre territoire), d’une collecte de déchets verts et réfléchissons aux fréquences de collecte.

 L’évolution du service des déchets, des règles environnementales plus strictes, ont entraîné la hausse des coûts d’élimination des déchets.

Les maîtriser est en enjeu. Ces coûts augmentent aussi du fait de mauvais gestes de tri. Le traitement d’un déchet mal aiguillé coûte quatre fois plus cher à la collectivité, et donc au contribuable via la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (2)… D’où l’intérêt de sensibiliser aux bons gestes via notamment les ambassadeurs du tri dont le rôle est essentiel. Ils remontent les attentes citoyennes dont découlent ensuite nos actions.

 

(1) Reste à finaliser une partie des Allées-Boufflers et du quartier de la sous-préfecture à Bayonne.

(2) Cette taxe est payée au prorata de l’impôt foncier.

 

 

 

 

 

 

 

 

Haut de page